SpaceHey, la suite de MySpace

Après avoir publié « Ton coin de web t’attends ! » j’ai reçu un commentaire qui mentionné un site que je ne connaissais pas.

« Faire son site web à la main est aussi extrêmement enrichissant, et j’ai vécu un petit retour aux sources via https://spacehey.com/ , un clone de myspace fonctionnel qu’un jeune a recréé comme ça pour le fun. »

SpaceHey ?

Jamais entendu parler…

Alors, j’y suis allé faire un tour…

… et c’est vraiment très cool !

Sur SpaceHey tu peux te créer un profil… comme sur Facebook ou sur Twitter ou n’importe quelle autre réseau social.

Sauf que là ton profil est vraiment un point central ! C’est vrai un miroir de ta personne, de ton univers.

Tu vas mettre tes livres favoris, les musiques que tu écoutes, les émissions télévisés que tu préfères, tes héros…

Tu vas parler de toi, de ta vie, de tes passions etc…

Sur ce profil les gens peuvent laisser un petit commentaire pour te faire un petit coucou, te demander comment c’est passé ton week-end ou te dire à quel point lui aussi aime ce groupe de musique.

« Joyeuses Pâques avec un jour de retard, comment était le Renn fest ???? »

« Merci pour l’ajout ! J’aime vraiment Dragons Age Inquisition, c’était tellement amusant. Aussi j’ai vraiment aimé ton GIF Tomb Raider. J’ai adoré l’ancienne version Playstation. Quel grand jeu ! »

ET tu vas pouvoir personnaliser à 200% l’apparence du profil.

Tu peux modifier le HTML/CSS et faire un truc customisé à fond !

Enfin… si tu as l’âme d’un artiste… sinon tu peux toujours piocher dans la large bibliothèque de « layouts » disponible. (qui sont d’ailleurs créés par les utilisateurs du site).

Sur Twitter, Facebook ou autres… la première chose que tu vois sur un profil c’est une timeline des derniers postes de l’utilisateur.

Ici, il n’y a pas vraiment de « poste ».

On peut avoir un blog, mais c’est pas le truc le plus mis en avant. Il y a aussi « bulletins » qui sont des postes uniquement visibles par les amis, mais là aussi ce n’est clairement pas autant mis en avant que sur les autres réseaux sociaux.

Ce qui est mis en avant c’est ton profil. C’est ce qui va te permettre de te connecter à d’autres personnes.

Tu vas voir qu’une personne aime les mêmes artistes et films que toi, et tu vas avoir envie de discuter avec elle.

C’est un lieu pour se faire des amis, pour discuter, alors que les réseaux sociaux actuelle sont plus orientés vers la réaction.

La première chose que tu vois quand tu vas sur Twitter, c’est ton flux d’actualité avec les tweets des personnes/marques que tu follow.

Quand tu ouvres SpaceHey tu as une page qui t’invite à explorer des profils.

Tu vois aussi les derniers bulletins que tes amis ont postés, mais il faut d’abord cliquer sur le titre du bulletin pour accéder au contenu. Tu ne te retrouveras pas à scroller pendant des heures comme sur Twitter.

Toutes ces choses font que SpaceHey est beaucoup adapté à rencontrer de nouvelles personnes et à s’engager dans une relation virtuelle… qui peu débouché sur une vraie amitié.

Ce qui est cool c’est que la population du site est relativement divers. Bon globalement c’est plutôt jeune (16/35 ans), mais au final les gens qu’on y croise ont des centres d’intérêts très variés !

Peut-être qu’avec tous ce que j’ai dit, certains commencent à ce dire « Mais c’est MySpace ??? »

Et les autres un peu plus jeunes diront « Ça me fait penser à Skyblog »

Oui… SpaceHey est une sorte de clone de MySpace.

C’est volontaire et totalement assumé par An, le jeune allemand de 18 ans qui a créé ce site.

Dans le footer du site on peut lire « This is a fan-based project » (c’est un projet de fan)

Et quand il parle à FastCompany il dit :

« J’ai toujours été très intéressé par les « vieux jours » de l’internet – j’aime vraiment la sensation des « vieux » sites web » – « J’ai regardé beaucoup de vidéos sur MySpace et j’ai regardé une tonne de captures d’écran et de pages d’Archive.org, et je suis arrivé à la conclusion qu’on ne peut plus trouver ce genre de site social de nos jours. »

C’est à partir de ces captures d’écran et vidéos qu’il va créer SpaceHey et le lancer le 29 novembre 2020.

Et l’accueil est très positif, il passe rapidement la barre des 2400 utilisateurs et la presse commence à écrire des articles élogieux et nostalgique sur ce MySpace sortie des abîmes.

Là, il y aura un petit détail qui n’aura peut-être pas échappé à certain :

Si le mec à 18 ans, il n’a même pas connu le MySpace original. Pourquoi avoir envie de recréer un site qu’il n’a pas connu ?

« J’étais encore un enfant quand Myspace était à la mode – Je n’ai jamais eu l’occasion de l’utiliser, mais j’en ai beaucoup entendu parler grâce à des amis plus âgés et à Internet. Je me suis rendu compte qu’il n’existait pas de plateforme semblable aujourd’hui, où tout le monde peut être aussi créatif. »

Explique-t-il à Vice.

Et créatif il y en a beaucoup qui le sont !

En parcourant les divers profils, on tombe sur de vrais perles !

Et puis chaque profil à sa propre esthétique, en fonction des goûts et des centres d’intérêt de la personne.

Tu peux trouver des profils de fans de films d’horreur avec des curseurs de souris en forme de tête de mort et des GIF de vampires, avec des couleurs qui tendent vers le noir et le rouge.

Des fans de mangas, avec des images d’animes et des couleurs rose/jaune

Ou alors des profils un peu moins orienté vers une passion précise, avec des photos de la personne à des concerts ou entre amis, une photo du chat, du chien…

Bref, tu rentres vraiment dans l’univers des gens via leur profil.

Corentin, celui qui m’a fait découvrir SpaceHey avec son commentaire, m’a raconté les débuts du site :

Les premières personnes qui sont venues sur le site étaient des jeunes liés plus ou moins à internet et aux métiers qui y sont relatifs, et on a vu plein de superbes layout arriver sur le site. J’ai moi-même passé beaucoup trop de temps à perfectionner le mien, en utilisant le maximum d’artifices pour le rendre le plus chargé possible (j’ai même animé le curseur :D).

En précisant quand même que « je ne sais pas si je suis représentatif du public de Spacehey actuel vu que je suis « issu » d’internet mais aussi un passionné. Aujourd’hui il y a plein de gens « lambda », qui ne s’y connaissent pas forcément (et je trouve ça trop chouette, ça montre que le réseau social a pris). »

Du coup, je suis allé poser quelques questions à des utilisateurs :

rebecca

Étais-tu sur MySpace ?

En fait, je n’étais pas sur MySpace ! Ce n’était pas un truc du genre « avant mon temps », mais je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de m’y mettre.

Pourquoi as-tu voulu aller sur SpaceHey ?

J’ai pensé que l’idée d’un réseau social dans son stade infantile qui était également basé sur un ancien réseau social défunt était cool ! donc j’ai créé un compte et me voilà !

Comment tu as appris le HTML/CSS pour faire tes mises en page ?

Je donne tout le crédit pour ma mise en page aux gnomes du département IT heehee. C’était un amalgame d’efforts incluant l’apprentissage des bases via des vidéos et autres ainsi que le regard de la communauté !
Beaucoup de la mise en page de mon profil est grâce aux utilisateurs ici qui postent leur code ainsi qu’à divers instructions pour les petites choses cosmétiques !

Qu’est-ce que tu penses de SpaceHey ?

J’adore SpaceHey ! Je trouve ça charmant et j’ai hâte de voir où ça va aller ! Je pense qu’avec la diligence d’An et le feedback de la communauté SpaceHey, cette plateforme peut vraiment se développer et s’améliorer là où d’autres ont échoué.

Cristiana

Étais-tu sur MySpace avant de venir sur SpaceHey ?

Oui ! J’avais abandonné mon profil depuis longtemps, je ne suis même pas sûr qu’il soit encore en ligne. Mais j’étais sur MySpace à l’époque de son apogée, avant même que Facebook n’existe.

Je vois que tu es développeuse et graphiste, SpaceHey est-il l’endroit qu’il te manquait pour exprimer ta créativité ?

C’est vraiment un bon exutoire ! J’aime être capable de créer sans délais ni demandes des clients, juste en concevant ce que je veux. Et la restriction à HTML et CSS ne vous oblige à être créatif que si vous voulez une mise en page interactive ou dynamique.

Combien de temps tu passes à imaginer et à créer tes layouts ?

Cela dépend de la complexité. Les simples motifs d’arrière-plan, les changements de couleur et les remplacements de police sont faciles. Décider de l’apparence du tout est la partie la plus difficile, et certains designs sont plus faciles que d’autres. Je peux passer une heure à choisir les couleurs ou les polices à utiliser. Je joue généralement à l’oreille, je n’ai pas toujours un objectif final en tête. La mise en page « Polaroids & Journal » a été imaginée à l’avance. J’avais une image en tête et je l’ai transposée à l’écran.

Tu as des conseils à donner à ceux qui veulent se lancer dans la création de layouts ?

Des sites comme SpaceHey sont un excellent endroit pour s’entraîner ! Je suis presque entièrement autodidacte, j’ai appris à l’époque en décortiquant les codes des autres et en découvrant comment modifier les choses. Je recommande vivement le cours de codage gratuit de GeneralAssembly, qui décompose les bases du HTML et du CSS. W3schools et StackOverflow sont également d’excellentes ressources pour apprendre le code. Utilisez simplement Google ! Il y a une pléthore d’informations.

Que penses-tu de SpaceHey ?

J’adore SpaceHey ! Jusqu’à présent, l’expérience a été très conviviale et nostalgique. Je suis à fond dedans.

Pour l’instant tout ce passe bien, mais est-ce que SpaceHey est mieux équipé que ces prédécesseurs pour rester un endroit agréable ?

Une des choses qui dégrade rapidement les réseaux sociaux c’est leur modèle économique.

Ils prennent de l’argent via ce qu’on appelle le « capital risque » pour pouvoir se développer, ce qui les obliges à devoir générer un énorme retour sur investissement.

Pour avoir un énorme retour sur investissement, il faut énormément d’utilisateurs et pour avoir énormément d’utilisateurs il faut un site gratuit.

Le souci, c’est qu’un site ça coûte de l’argent.

Il faut payer les serveur, les développeurs, graphistes etc…

Alors pour ça, les réseaux sociaux mettent des pubs (qui sont aujourd’hui ciblés)

Tous ça entraîne des tas de problème et les empêche d’être autonome et indépendant dans leur décision. (ils ont une forte pression à devoir contenter les investisseurs)

Bref, du moment que le réseau social prend de l’argent via la case capitale risque, son avenir est compromis.

SpaceHey ne semble pas se diriger vers ça…

Déjà le site ne sera jamais aussi gros qu’un Facebook ou un Twitter.

Il s’agit d’un réseau social de niche pour les nostalgiques MAIS AUSSI pour les personnes à qui il manque un espace de créativité sur internet.

SpaceHey n’est pas pensé pour être une énorme plateforme sociale capable d’accueil le monde entier.

Sur le forum de SpaceHey (oui parce qu’il y a aussi un forum !) on peut le constater dans certains messages d’utilisateurs :

« J’espère que cet endroit ne deviendra jamais une avenue lucrative pour les grandes entreprises. J’espère que les influenceurs en resteront très très loin. Nos vies sont tellement inondées du message insidieux « acheter acheter acheter » que je veux juste un espace où les gens ne sont pas influencés pour acheter des choses constamment. »

« – Va-t-il accumuler des utilisateurs comme Facebook, Instagram ou Tiktok ? Personnellement, j’espère que non. Je pense que beaucoup d’entre nous sont ici parce que nous voulions nous éloigner de ce que les médias sociaux sont devenus.

Mais pourrait-il trouver une niche d’utilisateurs réguliers, un peu comme Dreamwidth ? Je pense que c’est tout à fait possible. »

C’est un réseau social de niche.

Donc l’intérêt des investisseurs serait limité… et puis avoir une communauté réduite ça permet aussi d’avoir des coûts de fonctionnement moins grands…

Actuellement An finance le site avec des… stickers…

« Je finance actuellement les coûts du serveur grâce aux autocollants SpaceHey que vous pouvez acheter ici ! Un grand merci à tous ceux qui ont déjà acheté des autocollants ou qui prévoient de le faire dans le futur ! Merci ! »

Je trouve que c’est un bon modèle !

Les gens qui utilisent SpaceHey sont beaucoup plus attachés émotionnellement à SpaceHey qu’à des grosses machines uniformes comme Facebook ou Twitter.

C’est un petit endroit partagé par une communauté divers, mais quelque part qui à des points communs.

Donc vouloir un sticker « SpaceHey » (ou pourquoi pas un sac ou je sais pas quoi à l’avenir) est logique. Et An peut en profiter pour appliquer une petite marge qui finance le site.

Tu fais une sorte de don en même temps que tu acquiers un objet qui a une signification pour toi.

Ce sticker c’est pas juste un sticker d’une marque, c’est un sticker qui va te faire penser à tous les bons moments que tu as passés sur le site, toutes les discussions que tu as pu partagées dessus. (bon après je m’arrête parce que ça devient trop Mad Men comme explication ^^)

An ne dit pas non à la pub, il y avait d’ailleurs un petit bandeau très discret sur la page d’accueil pour promouvoir un portefeuille en métal. Mais contrairement à l’entièreté des réseaux sociaux aujourd’hui : elle est non-ciblé.

« Les publicités n’ont pas besoin d’être envahissantes ou de porter atteinte à la vie privée. La publicité @ridgewallet sur SpaceHey est juste une image hébergée sur les serveurs de SpaceHey qui renvoie au site Web de Ridge. Aucun contenu externe, aucune animation, aucun suivi. Juste une image. Et ça marche. »

Dit-il sur Twitter.

Le respect de la vie privée est un autre élément qui le différencie des réseaux sociaux actuelle.

Dans la politique de confidentialité du site il est écrit

« Nous ne demandons des informations personnelles que lorsque nous en avons réellement besoin pour vous fournir un service. Nous les recueillons par des moyens équitables et légaux, en vous informant et en obtenant votre consentement. Nous vous informons également des raisons pour lesquelles nous les recueillons et de la manière dont elles seront utilisées. »

Bon ça serait pas le seule à dire ce genre de phrases, mais contrairement à tous les autres ici ça se vérifie.

Tu n’as pas besoin d’autres choses que d’une adresse mail pour ouvrir ton compte (pas de Prénom/Nom ou de numéro de téléphone demandé)

Il n’y a aucun trackers sur le site (Pas de Google Analytics, Facebook ou autre)

Et An a un historique dans la vie privée.

En 2020 il avait par exemple lancé « shrtcode » un racourssisseur d’URL qui ne tracke pas les visiteurs.

Donc, SpaceHey a plutôt des bonnes base pour durer dans le temps.

Un des autres pièges serait qu’il reste comme « un clone de MySpace », un site qui amuse pendant un temps internet par nostalgie et qui est laissé à l’abandon une fois l’euphorie passée.

5 mois après le lancement du site, SpaceHey est toujours super vivant !

Il y a des nouveaux utilisateurs (actuellement il y en a plus de 118 000) tous les jours et les gens discutent, se laissent des commentaires etc…

De plus on y retrouve tout un tas de gens qui n’avait même pas connu MySpace, prendre du plaisir sur SpaceHey.

La communauté va beaucoup plus loin que des nostalgiques de MySpace !

Ça serait une erreur de le voir comme un simple clone de MySpace avec lequel les gens vont s’amuser pendant un temps parce que « ça rapelle le bon vieux temps » pour au final de jeter à la poubelle.

Il y a tout un tas de gens qui vont sur SpaceHey juste parce que c’est un endroit conviviale et créatif qu’ils ne trouvent nul part ailleurs sur le web !

Et An veut faire évoluer le site :

Une fonctionnalité de groupe publique ou privé sur des sujets précis est en cours de développement.

Et une autre grosse partie du site est aussi dans les cartons :

« Je travaille actuellement sur SpaceHey Music – un moyen pour les artistes indépendants de partager leur musique directement sur SpaceHey à un large public. Chaque personne sur SpaceHey peut alors parcourir toutes les chansons partagées, les écouter, les partager avec ses amis et les intégrer à son profil. »

SpaceHey n’est pas un clone de MySpace.

Je pense que c’est juste un site qui c’est inspiré fortement d’un truc qui a marché dans le passé, pour prolonger l’expérience aujourd’hui sans faire les erreurs qui vont avec.

C’est plus une continuité de MySpace qu’un clone.

SpaceHey est la suite de MySpace.

On est en 2021, les gens n’utilisent la même manière les réseaux sociaux et ils ne communiquent plus de la même manière non plus. La technologie a évolué aussi… SpaceHey n’évolue plus dans le même environnement que MySpace, et j’attends avec impatience de voir ce que ça va donné à l’avenir !

Si SpaceHey ne partage pas les mêmes ambitions de grandeur que MySpace, alors je pense que ça peut marcher 🙂

Et honnêtement c’est tout ce que je souhaite !

Ça fait du bien de voir un endroit comme ça, avec autant de vie et de créativité à l’intérieur, qui n’est pas tracké de partout et détenu par des milliardaires.

An en tout cas ne cherche pas le revendre de sitôt.

« SpaceHey n’est pas un projet à court terme pour moi – je vais continuer à travailler dessus et nous verrons où cela mène ! »

Pour finir j’ai poser quelques petites question à An :

Quelques questions à An…

Avant de lancer SpaceHey, est-ce que tu ressentais le manque d’un endroit pour être créatif sur le web ?

Oui !! J’ai toujours été fasciné par les « vieux » jours de l’internet et c’est pourquoi j’ai beaucoup entendu parler de MySpace. J’étais surtout fasciné par la façon dont MySpace permettait à ses utilisateurs d’exprimer leur créativité (par exemple, en personnalisant entièrement leurs profils).
J’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’existait aujourd’hui aucun endroit comparable à MySpace sur l’internet. J’ai donc décidé de créer une nouvelle plateforme, similaire au MySpace original, où chacun peut être créatif et où il n’y a pas d’algorithmes.

Si vous regardez les réseaux modernes comme Twitter, Facebook ou Instagram, tous les profils se ressemblent. Il n’y a aucun moyen pour les utilisateurs de se démarquer en personnalisant leur profil, en changeant l’arrière-plan, les couleurs, la mise en page, etc…
En outre, tous les réseaux sociaux modernes ont des algorithmes qui vous suivent, vous montrent des publicités personnalisées et vous suggèrent de nouveaux contenus. Votre fil d’actualité sollicite constamment votre attention et vous fournit une FOMO (NDLA : Fear Of Missing Out, la peur de manquer quelque chose) constante lorsque vous vous déconnectez.

C’est pourquoi je pense qu’il y a un besoin pour une plateforme comme SpaceHey, qui est respectueuse de la vie privée, chronologique (pas d’algorithmes ou de contenu suggéré), vous donne le contrôle total de la conception de votre profil et n’a pas de bouton « J’aime ».
Par ce biais, je vise à fournir un espace plus « sain » et plus convivial sur l’internet.

Qu’est-ce qui est le plus difficile avec un site comme SpaceHey ?

Actuellement, il s’agit principalement de la mise à l’échelle. J’ai beaucoup appris ces dernières semaines et je passe maintenant beaucoup de temps chaque jour à gérer mes serveurs, à étendre les ressources et à ajouter de nouveaux serveurs à mon cluster.

Je dois aussi faire beaucoup plus de tâches administratives ces derniers temps, comme répondre aux e-mails, parler aux annonceurs, bannir les comptes de spam et maintenir l’infrastructure.

Mais dans l’ensemble, c’est vraiment amusant ! Je travaille également sur quelques nouvelles fonctionnalités et j’ai une tonne d’idées ! La chose qui me passionne le plus est le développement, donc je suis toujours heureux quand je peux travailler sur de nouvelles fonctionnalités ou améliorer celles qui existent déjà 🙂

Tu as l’air de faire attention à respecter la vie privée des utilisateurs de SpaceHey, pourquoi c’est important pour toi ?

Comme beaucoup de gens, je n’aime pas vraiment être suivi partout sur Internet et voir mes données personnelles entre les mains de tiers et d’annonceurs dans le seul but de personnaliser les publicités et de me suggérer du contenu. Je pense que cela devrait changer, et que davantage de sites web devraient s’efforcer de respecter la vie privée.

C’est pourquoi j’essaie d’être aussi respectueux de la vie privée que possible avec SpaceHey. Par exemple, je n’utilise pas de cookies (à l’exception du cookie de session utilisé pour le système de connexion) sur SpaceHey et donc je n’ai pas besoin de montrer une pop-up de consentement aux cookies.

De plus, je n’utilise pas de logiciel d’analyse (comme Google Analytics) et je n’enregistre que les mesures les plus basiques (comme le nombre de pages visitées et combien d’utilisateurs ont activé ou désactivé le javascript) afin de pouvoir améliorer SpaceHey.
J’espère que d’autres sites web suivront mon exemple et supprimeront le logiciel de suivi de leurs sites.
Un autre avantage de ceci est que SpaceHey est beaucoup plus rapide que les autres sites, simplement parce qu’il n’y a pas d’énormes bibliothèques de suivi JS chargées en arrière-plan ! 🙂

Est-ce qu’il y a des chances pour que SpaceHey deviennent Open Source ?

Je ne prévois pas d’ouvrir le code de SpaceHey pour le moment, mais c’est une idée intéressante !

Les stickers et la publicité arrivent à couvrir les frais du site ?

Je suis toujours en train d’expérimenter des moyens de monétiser SpaceHey, mais la vente de stickers SpaceHey et parfois une petite publicité sur la page d’accueil se sont avérés être un bon début pour couvrir les coûts !

Récemment, j’ai expérimenté une publicité d’une semaine sur la page d’accueil de SpaceHey avec juste une image (hébergée sur les serveurs de SpaceHey) et un lien vers l’annonceur. Pas de suivi, de personnalisation ou quoi que ce soit d’autre. Et ça a très bien marché ! Maintenant, je cherche d’autres annonceurs qui aiment ce concept de format publicitaire respectueux de la vie privée pour le poursuivre !

J’envisage également d’ajouter d’autres produits Merch (en dehors des autocollants) à la boutique, mais je n’ai pas encore pris de décision définitive à ce sujet.
Comme je l’ai dit, je suis toujours en train d’expérimenter des moyens de monétiser SpaceHey, donc je suis ouvert à d’autres idées aussi !

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