Dans l’ombre d’internet… des bibliothèques illégales

Dans les recoins sombres d’internet se trouve…

Des bibliothèques…

Clandestines. Illégales.

Non pas qu’elles hébergent des livres particulièrement bizarres ou interdits.

Ces bibliothèques de l’ombre, puisque c’est leur nom, peuvent aussi bien proposer des best-sellers, que des études scientifiques, que des bouquins inconnus sur le solutionnisme abstrait.

Le grand intérêt de ces bibliothèques est leur non-respect des copyrights, qui leur permet de proposer à n’importe qui et gratuitement l’accès à l’information.

Des étudiants d’universités dans des pays en voie en développement

Des autodidactes avec peu d’argent

Des assoiffés de connaissance, ou de matériel culturel obscur ou disparu

Ou même des universitaires en quête de simplicité

… naviguent dans ces bibliothèques de l’ombre… et remplissent leur disque dur.

Qui sont les bibliothèques de l’ombre ?

Si toutes les bibliothèques de l’ombre se concentrent sur l’accessibilité des documents qui le sont difficilement par des voies légales, elles ne sont pas pour autant toutes pareilles.

Elles n’ont pas toutes la même histoire, elles n’essayent pas toutes d’avoir le plus gros catalogue possible, par exemple :

Il existe des bibliothèques de l’ombre généralistes (Library Genesis, Imperial Library of Trantor…)

Et des spécialisées (aaaaarg, Ubuweb…) (sur l’art, l’architecture, la culture, la politique, l’avant garde…), qui se concentrent la sélection (la curation).

Les bibliothèques de l’ombre généralistes :

Memory of the World

Lancé par un groupe de hackers, architectes, artistes et théoriciens critique.

Dans la même lignée de pensée que le Guerilla Open Access Manifesto d’Aaron Swartz.

Un de leurs slogans c’est « Avec des livres prêts à être partagés, méticuleusement catalogué, tous le monde est un bibliothécaire. Quand tous le monde est un bibliothécaire, les bibliothèques sont partout. »

La manière dont cette bibliothèque est alimentée est bien pensée :

Le site s’appuie sur le logiciel Calibre qui permet d’organiser sa collection d’Ebook, accompagné d’un plugin « let’s share books » le logiciel permet d’uploader les livres de ta collection sur Memory of the World.

Tu as des bibliothécaires non-anonymes dont tu peux parcourir la collection, et des bibliothécaires anonymes.

Au moment où j’écris ces lignes il y a plus de 150 000 livres disponibles.

Mais leur but n’est pas d’avoir la collection la plus grosse « C’est facile de construire une archive de plusieurs millions de livres en scrapant le web, mais c’est l’invention humaine qui crée la valeur »

« Les utilisateurs construisent et contrôlent activement le catalogue, en discutant entre eux (de la même manière que le contenu est construit sur Wikipédia) pour donner un ensemble d’informations précises et contestables autour de chaque livre. »

Le but est plus la sélection, la création de contexte que d’avoir un énorme catalogue pour avoir un énorme catalogue.

Library Genesis

La bibliothèque est née des archives de Kolkhoz (une collection de 50 000 documents, qui trouve son origine dans les débuts de l’union soviétique) et de lib.ru (la plus vielle bibliothèque de l’ombre Russe, fondé en 1994)

Elle a été lancée aux alentours de 2008 par des scientifiques Russe.

LibGen est très ouvert et permet d’être copié librement.

Tu peux donc copier le code source, et télécharger l’entièreté du catalogue pour commencer ta propre bibliothèque.

Le fait que tous le monde puisse faire une copie de LibGen le rend extrêmement difficile à disparaitre.

Certaines bibliothèques (miroir ou pas) utilisent le catalogue de LibGen et l’enrichissent avec des livres d’autres sources (la version originale de LibGen ne collecte pas de comics par exemple), en proposant des fonctionnalités en plus (télécharger l’ebook en différents format…), ou en essayant différents business modèles.

Le catalogue s’agrandit parce que n’importe qui peut uploader un livre, un article scientifique etc… (dont certains sont à la base en papier, puis numérisé pour ensuite être uploadé)

Un admin anonyme de LibGen a expliqué que les gens visés par le projet sont les personnes avec peu de moyen financier dans des pays en Afrique, au Pakistan,
en Chine, en Inde, en Iran… et aussi les personnes qui n’appartiennent pas à une académie. (l’admin n’a lui même pas de diplôme)

Le financement se fait par des demandes de dons occasionnel et l’apport personnel d’argent de la part des admins

« L’arrogance écrasante du personnel universitaire sera progressivement supprimée au profit d’un flux plus important de personnes exceptionnellement instruites sans diplôme spécial acquis (je suis fièrement le cas, c’est pourquoi je dis cela, ce n’est pas de la fantaisie) »

Un admin de LibGen

Library.nu/ Gigapedia

Né en 2004 Gigapedia devenu Library.nu a fermé en 2012 après une action en justice.

Elle comptait entre 400 000 et 1 000 000 documents.

Une fermeture qui a laissé de nombreux déçus

« J’enseigne dans une grande université en Russie, je survis à peine avec mon salaire et avec un prix moyen d’une monographie dans mon domaine d’études qui dépasse largement les 50 dollars, il n’est pas question d’acheter quoi que ce soit. Aucune littérature scientifique étrangère ne trouve sa place dans notre bibliothèque, donc Library.nu était l’un des rares moyens que j’ai pu trouver pour lire les livres que j’ai à lire ».

Imperial Library of Trantor

Le nom est une référence au livre « Fondation » de l’auteur de science fiction Isaac Asimov, dans lequel « the Imperial Library of Trantor » est une bibliothèque où tous les savoirs de l’humanité sont indexés .

C’est une bibliothèque de l’ombre qui a commencé en étant uniquement accessible via Tor et depuis peu disponible sur le clearnet.

Actuellement il y a plus de 500 000 livres, n’importe qui peut uploader des livres.

Le code source est disponible.

Le projet est tenu par des bénévoles, tous les dons sont utilisés pour garder le site en ligne.

« De nos jours, le droit d’auteur n’est qu’un outil permettant aux grands éditeurs de faire des bénéfices, alors que leurs auteurs doivent trouver d’autres moyens d’obtenir des revenus et que les lecteurs sont poursuivis pour avoir accédé à leurs œuvres. »

Las Zenow, admin de Imperial Library of Trantor, dans une interview

textz.com

Lancé en 2001, puis abandonné en 2004 et relancé en mars 2020, la bibliothèque ne propose pas uniquement de télécharger des livres mais aussi de partager des textes.

Ces textes peuvent être des essais, des articles, des paroles de chansons… ils proviennent des auteurs eux mêmes, ou ont été copiés de quelque part sur internet, ou extrait d’un livre etc…

La légalité du projet ? il suffit de cliquer sur la page « legal » en bas du site pour la comprendre : 404 Not Found.

Les bibliothèques de l’ombre spécialisées :

UbuWeb

Créée en 1996 par le poète Kenneth Goldsmith.

La bibliothèque propose de la poésie visuelle, sonore, concrète, des films, de la musique électronique et tout un tas d’autre chose relatif à l’avant-garde.

C’est un peu un lieu où tu trouves tout un tas de trucs étranges, ce qui fait le bonheur de plein d’artistes, de curieux, d’amateurs d’arts et aussi… de DJ qui utilisent certains contenus pour faire des samples ^^

Souvent d’ailleurs, les contenus ne sont plus commercialisés, donc difficile voir impossible à trouver par la voie légale.

La bibliothèque ne touche aucun argent, ni de publicité, ni de dons, ni de subvention, ni de quoi que ce soit d’autres.

Kenneth a écrit un livre sur le pourquoi du comment de UbuWeb et c’est une excellente lecture que je recommande (j’en avais parlé dans un article ici)

« Je n’ai jamais fait grand-chose pour encourager une communauté en ligne. J’ai plutôt préféré le modèle plus silencieux de la bibliothèque publique, un grand dépôt d’artefacts culturels attendant d’être consultés, empruntés et partagés. »

Kenneth Goldsmith dans son livre Duchamp is my lawyer

Monoskop

A vu le jour en 2004 en Slovakie.

Elle a été créée par hasard par un éternel étudiant : en étudiant un sujet, il cherchait un peu partout sur internet et collectait tout ce qu’il pouvait, des papiers académiques, des films, mp3… et mettait tous ça dans un wiki perso (mais ouvert au public) pour référence.

Petit à petit ce wiki est devenu Monoskop.

La bibliothèque couvre tout un tas de sujet, l’informatique, l’art et la culture, l’humanité, à chaque fois les sujets sont découpés en plein de sous-sujets (culture zine, structuralisme, cyberféminisme…).

Quand l’admin est curieux à propos de quelque chose et qu’il a envie d’en apprendre plus, il crée une nouvelle page et construit à partir de là.

Comme c’est un wiki, tu peux toi aussi participer.

« Cher Monsieur, ces livres ont été publiés il y a un bon demi-siècle et sont depuis longtemps épuisés. Comment expliquer à la communauté qu’ils ne peuvent même pas être consultés en ligne ? Je suppose que le fait de fournir des copies scannées rend un service équitable à l’héritage de John Cage »

L’admin de Monoskop qui répond à une demande de retrait.

Aaaaarg

Derrière ce nom bizarre ce cache un acronyme (Artists, Architects and Activists Reading Group)

La bibliothèque a été créée en 2005 pour héberger des textes d’une université qui avait pour but de proposer une éducation gratuite de manière globale pour les personnes qui ne sont pas affiliées à une académie.

Héberge plus de 70 000 livres et périodiques spécialisés dans les théories critiques. (tu ne trouveras pas de best-sellers dessus)

Pour éviter d’avoir des problèmes avec les ayants droits, quelqu’un doit t’inviter pour accéder à la collection.

« Bien sûr, j’avais accès à la bibliothèque publique de New York, mais les livres qui y étaient disponibles pour un usage moyen se limitaient aux ouvrages les plus célèbres des théoriciens critiques et des philosophes, tandis que les choses plus obscures étaient enfermées dans des collections hors site dans le New Jersey »

L’admin de Aaaarg pour le livre Duchamp is my Lawyer.

Sci-Hub

Bibliothèque crée en septembre 2011 par Alexandra Elbakyan, une étudiante en neuroscience au Kazakhstan.

C’est une bibliothèque très connue pour accéder à de la littérature scientifique, actuellement, il y a plus de 80 millions d’articles disponibles.

Le projet a démarré de manière ingénieuse :

Sci-Hub utilisait des identifiants qui permettaient d’accéder à des base de données de littérature scientifique pour récupérer les articles recherchés. (Alexandra Elbakyan n’a pas dit d’où venaient les identifiants)

Petit à petit Sci-Hub commence à stocker en parallèle les articles sur Library Genesis, une autre bibliothèque de l’ombre.

Aujourd’hui la majorité des articles recherché sont stockés sur les propres serveurs de Sci-Hub, quand un nouvel article est ajouté il est aussi automatiquement copié vers Library Genesis.

Une analyse des statistiques montre que des personnes de tous les pays (sauf l’Antarctique) utilisent Sci-Hub.

La bibliothèque permet notamment à des personnes dans des pays en voies de développement et/ou dans des pays avec des contextes politiques particuliers (embargo…) d’accéder facilement aux études scientifiques.

Pour certains c’est même essentiel pour pouvoir compléter leurs études.

Le magazine Science a rapporté l’exemple d’un étudiant iranien qui aurait dû débourser 1000$ pour une semaine (ce qu’il dépense en 1 mois pour vivre) pour accéder aux articles dont il a besoin pour rédiger une proposition de recherche pour son doctorat en ingénierie.

C’était soit quitter son doctorat ou soit télécharger sur Sci-Hub. Le choix est vite fait.

Quand l’illégalité fait naître l’utilité

Les bibliothèques de l’ombre proposent de rendre l’information accessible.

Débarrassé de devoir faire un projet légal, certaines personnes construisent des bibliothèques suivant leurs idées, leurs goûts, il en résulte des bibliothèques qui deviennent extrêmement utiles à plein de gens.

Certaines bibliothèques respectent les demandes de retrait de contenu pour ne pas avoir de problème, d’autres font au cas par cas, et d’autres décident de ne rien enlever du tout. Mais quoi qu’il en soit, c’est toujours illégal.

Les bibliothèques de l’ombre sont souvent poursuivies par l’industrie de l’édition, mais c’est un jeu sans fin.

Certaines bibliothèques meurent, mais leur catalogue sont repris par d’autres. Les bibliothèques de l’ombre changent d’adresse URL, de nom, mais le catalogue, lui, ne semble jamais mourir vraiment. Il change d’endroit, est éclaté un peu partout, mais fini par ce reconstruire.

Il y a aussi de l’entraide qui émerge. Par exemple, Memory of the World héberge sur son serveur d’autres bibliothèques de l’ombre.

D’ailleurs un groupe de bibliothécaires de l’ombre (Memory of The Word, Monoskop, aaaaarg, Ubu…) ainsi que des académiciens, des artistes, des architectes… se retrouve régulièrement l’été dans la capitale de la Croatie, Zagreb, pour échanger.

Les bibliothèques de l’ombre sont un peu des sorte d’électron libres des bibliothèques.

Parfois non-conformiste, parfois bizarre, parfois marginale, avec un aspect monétaire ou non, collaboratif ou non, crées seul ou à plusieurs, plus ou moins secrète, plus ou moins anciennes, mais tous le temps illégal, elles permettent ce qu’aucune bibliothèque publique, librairie, université… ne pourrait permettre :

L’accès à n’importe quelle information, à n’importe qui, gratuitement.

L’histoire des bibliothèques de l’ombre

Même si toutes les bibliothèques de l’ombre ne sont pas Russe, l’histoire du piratage de livre trouve une grande place en Russie.

L’union soviétique était très portée sur la lecture. Dans les derniers jours de l’URSS un quart des adultes était un lecteur actif et tous le monde était qualifié de lecteur occasionnel.

Les livres n’étaient pas chers et les autres formes de divertissement étaient rares et chère.

Ce n’était pas une nation qui s’embarrassait des copyrights et les livres étrangers ne faisait pas exception.

Les éditeurs n’avaient pas à payer quoi que ce soit pour importer le travail d’un auteur étrangers (bien sûr, tout ne pouvait pas être publié, il y avait la censure qui était là). Ce qui a facilité l’import de texte situé en dehors des frontières.

Peu après sa création, l’Union soviétique est donc devenue un endroit de référence pour le piratage littéraire (tout en étant dans un contexte de grosse censure).

Dans les années 1970 et 80 le marché noir pour acheter des livres était très actif (68% des familles qui vivait dans des villes majeures achetaient des livres uniquement via le marché noir)

Après la période post-soviétique et la chute du communisme, l’accès aux livres et autres matériels imprimés était difficile.

La censure était terminée, mais le financement pour le secteur de l’édition aussi, ainsi que celui des bibliothèques (qui avait du mal à acheter de nouveaux bouquins)

En plus de ça, il y avait du chômage de masse, une baisse des revenue etc…

Pas top top pour favoriser la culture et l’éducation quoi….

Ce qui a fait naître petit à petit un réseau « clandestin » de circulation de l’information littéraire et scientifique.

Dans la seconde moitié des années 1990, avec l’arrivée des scanners, de la technologie OCR (reconnaissance de texte à partir d’une image) et d’internet, le travail de numérisation de livre papier a été grandement facilité.

Avec entre autres des archives personnelles, qui une fois mise en ligne sont devenus des bibliothèques sur internet.

L’internet Russe (RuNet) était inondé de projets visant à numériser les livres ! (voir le livre Shadow Libraries pour une histoire plus complète du piratage littéraire en Russie)

C’est au même moment que de manière globale, dans le monde, le secteur de l’édition scientifique c’est consolidé, ce qui a amené à partir du milieu des années 2000 à l’émergence d’une poignée de bases de donnée de littérature scientifique.

À partir de 2013, 5 entreprises (Elsevier, Springer, Wiley-Blackwell, Taylor and Francis, et Sage) publiaient 50% de tous les documents de recherche (et jusqu’à 70% dans les sciences sociales !)

Le problème, c’est que pour accéder aux publications qui sont dans les bases de données de ces entreprises, il faut payer. Et cher.

Un exemple de littérature scientifique que tu peux acheter chez Elsevier

Beaucoup d’étudiant et autres personnes intéressées n’ont pas les moyens de payer l’accès aux études scientifiques et autres littératures dont ils auraient besoin.

Et les bibliothèques des universités doivent couper des dépenses nécessaires ailleurs pour pouvoir payer le coûteux accès à ces bases de données. (les bibliothèques universitaires dans les pays en voie de développement ont du mal ou n’arrivent pas à payer ces accès, ce qui crée un problème évident d’inégalité d’accès à l’information)

Les photocopies, l’échange d’identifiant pour accéder aux bases de données, la copie de livre numérique… s’est développé en réponse à ça.

Également, la destruction de livre à une grosse place dans l’histoire (la plus connue est peut-être la mise à feu de la bibliothèque d’Alexandrie)

En 2012, le gouvernement conservateur du Canada a annoncé des gros changements pour les bibliothèques et archives Canada (Libraries and Archives Canada), qui est l’organisme chargé de collecter, préserver et rendre accessible l’héritage de la nation Canadienne (c’est l’équivalent de la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis).

9,6 millions de dollars ont été coupés du budget, ce qui a entrainé la perte de 400 archivistes et bibliothécaires, la fermeture des sites d’archives nationales et un budget moins important pour l’achat de nouveaux livres.

Le plus inquiétant c’est ce qui est arrivé après la fermeture des sites d’archives nationales.

Ce qui a été promis, c’est que les documents à éliminer seraient conservés sous forme numérique, mais seule une fraction insignifiante des documents a été scannées. Le reste a été envoyé à la décharge ou brûlé.

Aucun registre n’a été tenu sur ce qui a été jeté, ce qui a été brûlé et ce qui a été perdu. Les collections des bibliothèques spécialisées en sciences de l’environnement, qui contiennent des décennies de recherches sur l’environnement, les océans et la pêche au Canada, ont été particulièrement touchées.

De manière plus globale, sans regarder le monde scientifique, les budgets pour les bibliothèques publiques tend à diminuer, il y a également moins de librairies avec la concurrence d’Amazon.

Les éditeurs ont du mal à s’adapter au monde numérique et proposent des ebooks au même prix voir plus cher que la version papier, ou en ne rendant pas disponible la version ebook pour nous forcer à acheter la version papier.

Ils mettent aussi des protections abusives, les DRM, qui empêchent de prêter ou de vendre l’ebook que l’on a acheté.

Tout ce contexte a fait émerger, renforcer et booster les bibliothèques de l’ombre qui permettent un accès totalement libre et gratuit à l’entièreté de leur catalogue et ça peu importe où tu te trouves sur le globe.

À bien y regarder, les bibliothèques de l’ombre résolvent et mettent en lumière tous les problèmes qu’il y a avec les bibliothèques, le monde académique et le monde du livre en général.

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26 réflexions au sujet de “Dans l’ombre d’internet… des bibliothèques illégales”

  1. Merci, pour cet article.
    Je ne connaissais pas ces ressources et effectivement il y en a bien besoin.
    1. pour une raison monétaire, tout le monde ne peut pas se permettre de s’acheter tous les livres dont ils auraient besoin.
    2. pour l’archivage, retrouver des livres sans dépendre de la bonne volonté de l’auteur ou de la maison d’édition.

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  2. évidemment, quasiment aucun livre en français, la culture est-elle réservée qu’aux anglophones ? On est bien démuni au pays soi-disant des libertés intellectuelles, la France de la culture pour tous est moribonde depuis au moins trente ans !!!

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  3. Merci pour cet article. Je pensais bien que des bibliothèques de l’ombre existent, mais je ne m’y suis jamais vraiment intéressé. Quoique l’on puisse penser de l’aspect légal je trouve ce genre d’initiative intéressante pour amener le plus grand nombre à lire des publications parfois hors de prix.
    Par ailleurs, je trouve dommage qu’un auteur soit jugé en premier lieu sur son orthographe et non sur le contenu de l’article (allez visionner « la faute de l’orthographe », sur une plateforme de partage de vidéo bien connue, concernant entre autres le fait de juger une personne uniquement sur son orthographe).

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    • Salut 🙂

      Yep, je connais Z Library, le truc c’est que j’avais assez peu d’informations sur le projet, donc pas vraiment de matière pour le présenté.

      Mais maintenant il est au moins dans les commentaires, merci 🙂

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  4. Très bon article. Je n’ai pas vraiment fait attention aux fautes et je préfère lire un texte instructif sur un sujet (dont j’ignore presque tout) avec une orthographe approximative que le compte-rendu d’un fait divers parfaitement rédigé.
    Je ne connaissais que sci-hub dans la liste (grâce à des vulgarisateurs scientifiques) et j’ignorais qu’il existait d’autres sites de warez aussi spécialisés.
    Cette culture du partage et la mise à disposition du savoir pour tous semble vraiment salvatrice pour les personnes qui, comme moi, n’ont pas les moyens de tout payer. Cependant, je n’ignore pas qu’il est nécessaire de trouver une solution pour les auteurs qui sont dans la même situation.
    Il me semble que, dans l’histoire de la littérature, nombre d’entre eux, des auteurs amateurs à ceux qui ne rencontrent qu’un succès posthume, ont prématurément mis fin à leurs carrières littéraires ou ont dû occuper un autre emploi en parallèle, faute de revenus convenables (comme Herman Melville, l’auteur de Mobi Dick, qui a été contraint de devenir douanier).
    Quel est l’impact réel de ce partage gratuit pour les auteurs ?
    Certes, cela peut permettre de faire découvrir une œuvre à des lecteurs qui vont peut-être, par la suite, acheter ses livres en format physique mais le bilan est-il positif pour l’auteur ? Engendrera-t-il, en moyenne, plus ou moins de ventes avec le partage gratuit ?
    Je me doute bien que le warez n’est pas le seul problème auquel les auteurs font face mais je trouve qu’il serait intéressant de faire une étude sur l’existence et la possible nature d’un lien de causalité entre le nombre de partages illégaux et de ventes d’une œuvre.

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    • C’est clair qu’il faut trouver des solutions pour les auteurs.

      D’un côté, ce n’est pas ceux qui n’ont pas d’argent qui vont pouvoir les financer.

      De l’autre, on a mis en place des mesures qui coûtent beaucoup d’argent, qui sont inutile, alors que cette argent pourrait justement aidé les créateurs (Par exemple, le coût d’Hadopi c’est 82 millions d’€, pour… quelque chose de punitif, totalement inutile, et liberticide).

      Il y a d’autres modèle à trouvé, des allocations de budget à revoir… mais pour ça, il faut que les ayants droits, les gouvernements, comprennent le partage gratuit, et qu’il se passe de leur mesure punitive.

      Pour ce qui est de l’impact positif ou négatif du partage gratuit. Je pense qu’il faut regardé au cas par cas en fonction du contexte. Mais généralement, j’ai plutôt l’impression que c’est positif.

      Les gens qui n’ont pas d’argent, ne vont de toute manière pas pouvoir payer et quand les gens qui ont les moyens se mettent à pirater, c’est souvent parce que l’offre légale est mal pensé.

      Je pense qu’il y a déjà eu des études sur les effets du partage gratuit 😉

      Répondre
    • Non, non l’article a été écris par moi-même en français.

      Après certaines citations sont traduit de l’anglais au français, avec mon niveau, c’est à dire pas tip top. Mais bon, je pense qu’on comprend 😉

      En français, il n’y a aucun équivalent à un LibGen par exemple, certains sites distribuent bien des ebooks, mais c’est plus pour le business que pour autre chose.

      Répondre
        • Il y a peut-être pleins de petites bibliothèques de l’ombre intéressantes en français, mais pas d’une énorme taille. Ou alors elle est vraiment très très privé ^^

          Répondre
    • Je fait du mieux que je peux avec ce que j’ai.

      Peut-être que vous pourriez vous questionner sur ce qui est le plus important :

      Ce qui est dit dans le fond ou la manière dont c’est dit.

      L’orthographe à l’air d’être une cause importante pour vous, dans ce cas-là pourquoi ne pas la faire avancé en me signalant les fautes que j’ai fais ?

      Répondre
          • Salut !
            Désolé du ton antipathique utilisé par ce « Capello »…
            Par contre, si ça peut t’intéresser, et si tu utilises un des logiciels compatibles pour le mettre en œuvre, il y a Grammalecte : https://grammalecte.net/
            En plus des correcteurs orthographiques déjà incorporés dans divers logiciels, Grammalecte va compléter le boulot par sa fonction de correcteur grammatical.
            Dans tous les cas, merci pour cette contribution à la cause, et merci pour l’ensemble de tes articles !
            PS : aurais-tu l’amabilité d’envisager de mettre une date à tes articles ? On la déduit facilement des commentaires, mais il est quand même plus agréable de la retrouver dans l’entête, et pour quelqu’un qui découvrirait ton site, cela lui permettrait plus facilement de situer la pertinence d’un article par rapport à son ancienneté. Enfin, il me semble 🙂

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            • Salut 🙂

              Yep, je connais Grammalecte, en fait je l’ai utilisé, mais il a laissé passé pleins de fautes.

              Pour la date des articles, techniquement c’est super simple, le truc c’est que j’essaye de garder un site le plus clean possible, donc l’intégration de chaque option est mûrement réfléchi. Normalement je fais pas trop d’article qui se périme avec le temps. Mais je vais réfléchir pour voir si ça a du sens de mettre la date 😉

              Merci à toi !

              Répondre

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